Bilan retour

Les maladies / Les bobos

Canada : Angine pour Evanna-Lesia, vertiges pour moi (j’ai testé l’hôpital Canadien).

Mexique : Dos pour Alain et dent cassée pour moi (couronne provisoire), crise de foie très sévère pour Evanna-Lesia on a cru partir à l’hosto.

Le Camping-Car

Un faisceau cramé à Seattle, des fusibles par ci par là, 4 pneus éclatés, pompe à eau. Bien entendu tout ce que nous avions emmené pour au cas où on est rentré avec et tout ce qui a pété on n’avait pas.

Le budget

Le camembert parle de lui même. Le transit est vraiment un gros budget.

Les anecdotes

1ère nuit au Canada, plus de place Camping-car dans le camping. On nous donne une place tente. Le lendemain embourbé car il a plu toute la nuit. C’est un canadien avec son pick-up qui nous a sorti.

On a traversé une rivière puis un village où je ne sais toujours pas comment on est passé sans toucher car on s’est trompé de route au Guatemala. Un Guatémaltèque avec sa moto nous a trouvé par où sortir avec notre gros engin.

On a roulé en Arizona un jour de grand vent, impossible de s’arrêter pour s’abriter. Alain conduisait et moi je tenais le lanterneau qui menaçait de s’arracher.

Pour rentrer dans un camping au Costa-Rica, les roues arrière du camping-car ont quittés la chaussée, on s’est retrouvé bloqué dans une pente. Impossible d’en sortir. C’est un Canadien Steeve qui nous a sorti de là avec son pick-up.

A chaque fois nous avons été sortis de nos galères par des gens formidable, on a toujours eu de la chance.

Ce que je changerai

Pour partir on voulait absolument partir avec NOTRE camping-car de France pour que les enfants se fassent à leur nouvelle maison en douceur et pour pouvoir emmener pas mal de chose. Mais si c’était à refaire je partirai avec nos sacs à dos et on prendrait un camping-car au Canada et le revendre là-bas. De toute façon quand on compte la traversée aller et retour + l’hôtel pour l’attente, les repas… Le shipping a représenté 24% de notre voyage niveau budget. C’est énorme !! Même si on le revend une misère de toute manière on est gagnant.

On a rencontré une dizaine de famille comme nous Françaises ou Canadiennes et nous sommes restés 1 mois et demi à 6 familles du Mexique au El Salvador.

Ce qui a été le plus difficile pour nous (surtout Alain et Meggan) c’est la nourriture, essentiellement aux Etats-Unis. C’est vrai qu’il est très difficile de trouver des bonnes choses. Le poisson, de la viande et même des légumes. Parfois vous avez des walmart immense sans tout ça, mais vous pouvez acheter une arme !!!! Il faudrait pouvoir faire les petits marchés mais avec le camping-car pas facile d’aller en ville et de se garer.

Cela fait presque 2 mois que nous sommes rentrés chez nous et je n’ai toujours pas fait de bilan, peut-être parce que dans ma tête je ne suis toujours pas rentré. Même si nous n’avons encore vraiment reprit notre vie « normale » (école, boulot…), le retour n’est pas simple à encaisser.

Il faut réussir à faire son deuil de cette vie de nomade, de ces mois à « juste » vivre au jour le jour sans contrainte du quotidien, ni obligation. Avoir un point A mais pas de B. Je ne dis pas que tout a été toujours simple et que nous n’avons pas eu de galère mais on ne prend pas les choses de la même manière.

Nous sommes partis une semaine à Rome car nous étions dans lions en cage, l’appartement est plus grand que notre camping-car et pourtant nous nous y sentons plus à l’étroit. Ce fût une semaine de pur bonheur mais il faut rentrer et il faut essayer de reprendre une vie de sédentaire.

Je rêve à un prochain voyage, Asie, Australie, Afrique, le monde est tellement grand et il y a tellement de chose à découvrir. Ce voyage m’a transformé. L’idée de ce projet c’est Alain qui l’a eu il y a quelques années, et moi je ne voulais pas en entendre parler. Vendre ma maison, quitter la Corse c’était impensable, puis je suis chochotte sur la propreté, la nourriture… Mais après ce voyage, je n’ai qu’une envie repartir sac à dos, goûter à tout.

Pour nous ce voyage était bien réfléchi. Cela faisait 8 ans que nous en parlions mais sans jamais oser sauter le pas à cause du RETOUR. Ce retour qui fait si peur car il faut tout reconstruire. Nos boulots ne nous permettaient pas de prendre un congé sans solde, il a fallu les quitter.

La scolarisation des enfants a été un vrai souci avant le départ, être prof et parent n’est pas évident. Nous avons pris le CNED libre, aucune contrainte de courrier ni d’obligation. Au début nous étions très assidus levé 07 h 30, devoir de 08 h 30 à 11 h 30, nous avions fait un emploi du temps pour mettre toutes les matières. Puis au fil du temps nous nous sommes aperçus que ce n’était pas possible, on passait à côté du voyage. Il fallait choisir entre visite et devoirs. Finalement nous n’avons gardé que Français et Mathématiques, pour les langues nous avons fait sur place.

Mon corps est en France mais ma tête et mon cœur sont encore de l’autre côté de l’océan sur les routes. Il est finalement plus facile de partir que de rentrer !!!!!

Je n’ai qu’une chose à ajouter si vous y pensez, si vous en avez rêvé n’hésitez pas. Partez, profitez et vivez !!!!!!!!

“Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une”.

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